Prieuré Notre-Dame de La Charité-sur-Loire

La Charité-sur-Loire (FR)

Abbaye St-Pierre-St-Paul de Cluny

Notre-Dame

Fondé en 1059 , dissout en 1790

fesc_logo Created with Sketch. Clunisien de 1059 jusqu'en 1790

Ouvert à la visite : oui

L’église est accessible toute l’année. Pour préparer votre visite complète du site, rendez-vous directement sur le site de l’office de tourisme de La Charité

Pour davantage d’information et/ou une visite privilégiée du site, les Amis de La Charité-sur-Loire sont à votre disposition.

L’aînée des filles de Cluny

C. Voros -Fédération Européenne des Sites Clunisiens- : la Charité-sur-Loire dans Des Racines et des Ailes

C’est au carrefour des deux grands axes de communication nord/sud et est/ouest que se trouvent les terres données à Cluny par l’évêque d’Auxerre, en 1059. Le prieuré alors fondé est appelé vingt ans après « Caritate ». Autour de lui se développe un bourg actif et il reçoit jusqu’au milieu du XIIe s. de très nombreuses donations : il devient ainsi l’une des dépendances les plus prestigieuses de Cluny, sa « fille aînée », à laquelle cinquante quatre prieurés sont affiliés, jusqu’en Angleterre, au Portugal et sur la route des croisades, près de Nicée. En 1107, la prieurale est consacrée par le pape Pascal II avant d’être transformée avec un chevet à déambulatoire, chapelles rayonnantes et une façade monumentale, dont il reste la tour Sainte-Croix et les tympans de l’Assomption et de la Transfiguration. Elle accueille les nombreux pèlerins se rendant à Compostelle et à Rome. Une crise contestant l’autorité de Cluny éclate au début du XIIIe s. Aux difficultés financières s’ajoutent les guerres, de la moitié du XIVe s. à la fin du XVIe s. Elles sont désastreuses pour le bourg prieural qui occupe une place stratégique sur la Loire. Mais des travaux d’aménagement se poursuivent, notamment au milieu du XVIe s., avec le prieur Jean de la Magdeleine de Ragny. En 1559, un incendie détruit une grande partie de l’église et du prieuré. Faute de moyens, des réparations sommaires sont engagées : la nef est laissée à l’abandon.

Vue d'ensemble du prieuré de la Charité-sur-Loire

Un site à (re)découvrir absolument !

Depuis la Révolution, les bâtiments monastiques ont connu diverses affectations qui ont contribué à leur conservation ; les grands espaces profondément remodelés au XVIIIe s. nous sont parvenus. L’église Notre-Dame, menacée au XIXe s. par le passage en son sein de la route Paris-Lyon fut sauvée par l’action de Prosper Mérimée. Il est ainsi possible aujourd’hui de visiter le grand cloître (XVIIIe s.), le réfectoire, la cuisine, la salle à manger, le salon de compagnie (reconstruits par le cardinal de Bernis, dernier prieur de La Charité, de 1775 à 1778), la salle capitulaire, le cellier (XIIIe-XVe s.).

Le chevet de l'église Notre-Dame de la Charité-sur-Loire

Il est aussi possible de visiter le jardin des Bénédictins, qui renferme les vestiges de l’église Saint-Laurent et de tous les saints (XIe-XIIe s.), deuxième église du prieuré réservée aux moines. L’église Notre-Dame est inscrite sur la liste du Patrimoine mondial au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France.

L'église Notre-Dame de la Charité-sur-Loire

Le tympan de la Transfiguration de l'église Notre-Dame de la Charité-sur-Loire